Nardo ?

Qui ? Je, moi, ma vie, mon oeuvre, mais surtout pour quoi ?

L’habitude (vraiment rien que ça, car de fait ça n’intéresse personne) veut qu’en commençant un blog on explique en deux mots qui est l’auteur, d’où lui vient cette soudaine impression que ce qu’il a à dire est peut-être au moins aussi intéressant que les commentaires des journalistes éclairés qui nous parlent dans le poste de télé et pourquoi il pense un instant que ce qu’il écrit va changer quoi que ce soit à la vie quotidienne de ses « frères humains ». (Déjà: j’aime bien « frères humains »…, c’est révélateur!). Partons donc de là !

Les habitudes ne sont remises en cause que par des évidences… et, perso, ce qui me tient à coeur c’est

Le retour à l’évidence !

Donc, je m’appelle Nardo (ce n’est bien entendu pas mon VRAI nom, c’est un « nom d’artiste » comme Johnny Hallyday, Christophe Blocher ou Gandhi…) et ça me va pour le moment. Je ne suis plus tout jeune, donc j’ai une petite expérience de la vie qui me situe entre le « vieux schnock » et le « p’tit con ».

Voilà pour l’artiste. Quant à l’oeuvre, bien entendu, je n’ai pas inventé la poudre à éternuer: comme tout le monde, je suis un nain monté sur des épaules de géant. « Tout » ce que nous savons nous le déduisons de ce que nous avons appris. Nous les éphémères, nous les intermittents, nous les accidentels, nous ne devons pas oublier que nous ne possédons rien qui n’ait été conçu, connu et pratiqué des siècles auparavant par nos prédécesseurs et qui ne nous ait été transmis par des intermédiaires dont la tâche, comme la nôtre, était d’ajouter simplement une tuile au toit d’un édifice déjà bâti par d’autres. Ainsi, je n’invente rien: je ne fais que lire par dessus l’épaule du géant qui virtuellement me porte et je prends des notes. Ceci est notre lot à tous. Nous apprenons les uns des autres.

Voilà pour l’oeuvre. J’ai, de plus, la naïveté de croire que vous êtes au moins quelques uns à partager ma lecture de ce que nous vivons et à prétendre qu’on est plutôt mal barrés dans ce monde cabossé. On peut donc en discuter. Heureusement, pour faciliter le dialogue, il semblerait que la problématique se résume aujourd’hui pratiquement à la part d’énergie qu’on dépense dans nos activités. Mais pourquoi est-ce devenu un problème ? pourquoi nous sommes nous condamnés à cette dépendance ? Comment faire pour retrouver et garder une certaine prétention à la liberté d’action.

Il semblerait que cette part stagne et va commencer à diminuer si nous ne partageons pas équitablement le gâteau, ce qui n’est pas acquis. (Ce qui n’est certainement, de loin pas, la chose la plus importante, la chose essentielle qui donne sens à nos décennies terrestres – je parle de la stagnation de la part et non du partage, bien sûr -).

Donc, l’énergie est une question importante, actuelle, mais pas la seule.Une autre, plus fondamentale, est la question des valeurs, que nous ne défendons plus ou si mal, car nous avons même oublié qu’il s’agit de valeurs… Il serait nécessaire de refonder nos choix.

La démocratie, dans l’acception grecque du terme, refusée à beaucoup et souvent bradée par ceux-là même qui en bénéficient encore, en est une autre également. La fusion des communes qui déferle sur l’Europe, et particulièrement sur la Suisse, me paraît un exemple contemporain significatif des risques qu’on lui fait courir, dans l’indifférence quasi générale.

Mais tous ces éléments ne pourraient être situés si, plus essentiellement, nous ne prenions conscience de l’impérative nécessité de construire notre propre humanité.

Et donc assez curieusement – est-ce vraiment étonnant ? – cela permet d’aborder tous les sujets à partir de ce choix simple – mais pas simpliste - : subir ou intégrer la « décroissance », pour l’organiser solidairement, la vivre différemment, voire même de manière plus heureuse.

« Tout »: c’est le sujet de ce blog. On n’est donc pas dehors de l’auberge!

Alors, avant d’inviter tout le monde à l’apéro – la lecture de ce blog !!! -, et pour commencer, on va faire l’appel : que personne ne sorte !

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